Biographie

 

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Née à Toulouse d’un père allemand et d’une mère marocaine, d’où mon prénom « Nour » (qui signifie la lumière en arabe) et mon nom de famille typiquement germanique, je passe les quinze première années de ma vie à sillonner tantôt les routes enneigées d’Europe pour aller passer Noël avec ma famille allemande, tantôt les autoroutes espagnoles, direction le soleil du Maroc!

De cette vie de « nomades » m’est venue ma passion du voyage. De la route, de l’aventure, des rencontres. Mon premier amour, qui perdure jusqu’à aujourd’hui, c’est le Sahara. Mais je suis aussi dingue de tous les déserts en général, chauds ou froids, et du monde arabo-musulman, de la Mauritanie à la Malaisie en passant par le Sultanat d’Oman.

Naturellement, ma curiosité pour le monde m’a conduite à faire des études de géographie. En parallèle de mes études, j’ai tout de suite commencé à voyager. C’était le grand avantage de l’université : les trois mois de vacances chaque été! A 18 ans, j’ai passé un mois dans le Sahara marocain. Cette expérience a été un véritable déclic. La chaleur, la terre d’Afrique, les dunes des ergs à perte de vue, les nuits sous un milliard d’étoiles. Dès lors, je n’ai plus eu qu’une obsession : retrouver ces sensations du désert.

L’année suivante, je suis partie marcher dans les dunes de l’Adrar mauritanien, avant de me lancer à 19 ans dans ma première grande traversée en itinérance et en solitaire, qui me mènera en deux mois de Casablanca aux rives du fleuve Sénégal. S’enchaîneront ensuite l’Algérie, la Syrie, la Jordanie et l’Egypte, chaque fois dans de longs voyages itinérants. C’est à cette période que je développe ma passion pour les voyages longs, où je prends le temps d’aller chez les gens, de vivre avec eux, de vivre comme eux, ne serait-ce que le temps d’un instant. Jusqu’à aujourd’hui, je privilégie toujours l’aventure humaine aux visites suggérées dans les guides.

A 22 ans, voyager ne me suffit plus. Je veux m’imprégner de toutes ces cultures qui me passionnent tant. Je prends ma petite valise et pars m’installer à Alexandrie, en Egypte. Pendant un an, je prends des cours intensifs d’arabe littéral. En parallèle, j’effectue des recherches de terrain pour mon mémoire de master de géographie, consacré aux migrants africains vivant en Egypte.

A mon retour, j’intègre l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne, où j’obtiens un Master 2 de Sciences Politiques. Dans le cadre de ce master, j’effectue un stage de six mois dans une ONG libanaise à Beyrouth, où j’ai l’occasion de travailler au contact de réfugiés irakiens, palestiniens et de jeunes Libanais. Cette expérience développe mon intérêt pour les questions sociales, politiques et culturelles du Moyen-Orient.

Passionnée par cette région, je m’installe en 2012 à Jérusalem, où je travaille pendant deux ans comme attachée de presse au Consulat général de France. Grâce à ce poste, j’effectue de nombreux déplacements en Cisjordanie et à Gaza. Cette expérience me permet aussi de développer ma passion pour la photographie et l’écriture. Je réalise des reportages sur les projets humanitaires et culturels de la France en Palestine et assure la couverture photo de plusieurs visites d’officiels français, dont le Président de la République François Hollande en novembre 2013.

A mon retour de Jérusalem, je décide de me lancer dans des études de journalisme. J’ai envie de raconter à mon tour les histoires de ces personnes croisées au détour de mes voyages, mais aussi d’analyser et de comprendre les phénomènes sociaux de notre monde. Dans cet objectif, j’ai intégré en 2015 l’Ecole Supérieure de Journalisme de Montpellier. En parallèle de mes cours, je travaille à présent comme journaliste au sein de l’Agence France Presse à Paris.